vendredi 18 mars 2016

Plats

J'attend anxieusement la fin d'une cuisson (de céramiques), en espérant d'avoir un bon résultat pour un projet dont l'échéance s'approche rapidement. En attendant, j'ai travaillé un peu sur le look de mon stand pour les marchés d'été, fabriqué des magnets, mis un nouveau objet sur Etsy, mis à jour les infos sur l'expo Poisson d'avril sur le site de Terres d'échange... maintenant que j'écris cette liste, je réalise que je n'ai pas complement perdu mon temps, mais j'ai eu l'impression de me tourner les pouces toute la journée.

Tout à l'heure je me suis dit, "hmm, faire des cookies ? suivre la recette que j'ai trouvé pour la terre sigillée ? partager mes procrastinations sur le blog ?" Allez, pas difficile à choisir. Mais je reste dans le thème recettes !

Fut un temps, je parlais beaucoup plus de nos repas sur le blog. Vous pensez peut-être que depuis notre arrivé à Ger nous ne mangeons plus que les crumbles et les apple-pies évoqués dans certains billets. La réalité est tout autre ! Depuis notre arrivée ici, on va très peu au resto et A., depuis toujours un bon chef, s'est mis à explorer de nouveaux plats. Voici quelques exemples. La qualité des photos n'est pas toujours top, mais vous comprenez, on était sur le point de manger, c'était trop beau pour ne pas prendre la photo, mais il fallait le faire vite avec le téléphone !

Ochazuke & Oeuf poché de La peau d'ourse


A.I. nous a donné des paquets d'ochazuke qu'il a rapporté du japon. Il s'agit d'un petit paquet d'ingrédients lyophilisés (thé vert, sésame, poisson, par exemple) qu'on étalle sur le riz. Ensuite on y verse de l'eau chaude. Les gourmands (c'est moi !) peuvent y rajouter un œuf poché. Ma vie a changé depuis la lecture de ce billet de La peau d'ourse qui inclut des instructions pour des œufs pochés au micro-ondes. Trop facile ! De plus, le donburi aux aubergines dont on trouve également la recette est délicieux. Pas de photo ici, mais j'en fait régulièrement.

Ce qu'on a trouvé dans le frigo
A. est champion de la cuisine impromptu. "Tu aurais envie de manger quelque chose ?" je lui demande. (Ton innocent. Sous-texte : tu cuisines ?) "Un steak" il dit. (Ton innocent. Sous-texte : ok, je vais nous faire un truc délicieux avec tous ces légumes dans le frigo.)
Ici, par exemple, il nous a fait des légumes épicés avec un peu de feta et un croustillant de feuille de brique.

C'est dommage que je n'ai pas de photo d'un de ses currys. Souvent quand on n'a qu'un tas de légumes dans le frigo, il nous fait des currys avec un mélange de cumin, graines de fenouil, coriandre, garam masala, cardamome, fenugrec, poivre noir, piment,...

Quand A. cuisine, il prête systematiquement attention à la présentation. Ici, omelette aux légumes, maquereaux fumés, mayonnaise, mélange épinards/miso, le tout sur du riz bien caché sous les autres ingrédients.
Nous mangeons beaucoup de maquereaux fumés de la marque Balthor. Parfois on va exprès à la supérette de Ger pour en acheter, car c'est le seul magasin du coin qui en vend. La dame à la caisse doit se dire "Encore ce couple ! 6 boites de maquereaux et 6 bonbons, comme d'hab. Pourtant ils n'ont pas l'aire d'avoir des carences alimentaires..."

Non, mais je vous dis, notre alimentation est encore plus variée depuis notre arrivée ici. J'ai découvert notamment le radis noir, légume que je n'ai jamais mangé auparavant. Ici il est montré en toute simplicité sur du riz avec un peu de je-ne-sais-plus-quoi comme sauce et des graines de sésame noir.

Ah oui, le radis noir est blanc, en fait, une fois qu'on enlève la peau noir. Niveau gout, c'est pas très différent d'un radis rouge. On peut le faire tremper dans du vinaigre pour en faire un pickle qui fait un contrepoint délicieux aux mets un peu gras.

Notre fidèle gaufrier
Il y a peut-être 10 ans, la sœur de A. nous a offert un gaufrier. Cette machine a aujourd'hui tendance à se surchauffer après quelques gaufres, mais tant que quelqu'un le branche/débranche au bon moment, elle continue à faire des gaufres superbes (et d'excellents croque-monsieurs.)

Est ce qu'on se contente de manger des gaufres classiques ? Non. Même si nous reconnaissons les mérites des gaufres classiques (surtout en présence de beurre ou de sirop d'érable), ce n'est pas une raison de ne pas explorer d'autres pistes avec son gaufrier.

On peut, par exemple, faire cuire des mochis dans le gaufrier (plus d'explications ici). A condition d'avoir des mochis, bien sûr, mais c'est encore l'un de ces produits que parfois A.I. nous ramène gentiment de Paris ou du Japon.

Cette fois, A. a suggéré de faire des okonomiyakis dans le gaufrier. La photo à droite montre la moitié d'un okonomiyaki normal (l'autre moitié étant sur une autre assiette.) C'est une galette composée d'une pâte liquide (comme pour les crêpes), chou haché, d'autres ingrédients (viande, fruits de mer) si on veut, le tout couvert de sauce et de katsuobushi.

Au lieu de faire une galette, il a donc versé la pâte dans le gaufrier et ça a super bien marché :
















Très content de ses bons résultats, il a décidé de faire des falafels dans le gaufrier. Le falafel est un mélange de pois-chiches et épices. Normalement ce mélange est frit, mais là, A. a simplement mis la pate dans le gaufrier, et presto:


Le gout était vraisemblable à un falafel "normal." Hourah - falafels sans friture !

Le falafel classique se mange dans un pita avec d'autres ingrédients qui varient selon l'origine du cuistot (libanais, isralien, autre.) N'ayant pas de pain pita, nous avons utilisé des tortillas (version maïs) et en plus du falafel, il y avait des morceaux d'aubergine, des cornichons, de la feta, et une sauce (tahiné, lait de coco, mayonnaise.)

Fromages... anglais !
Nous voisins anglais nous ont invité à goûter à plus d'une vingtaine de fromages anglais.

Ce n'est pas une blague!

En tant qu'américain, j'ai appris dans mon pays et ensuite en France que la France est LE pays du fromage. Ce stéréotype étant fermement ancré dans mon esprit, je n'ai pas beaucoup réfléchi à l'état du fromage dans d'autres pays. Notre voisine nous a dit qu'une fois qu'elle a pris la décision de nous faire découvrir les fromages anglais, elle a fait une liste de plus de 100 fromages ! Elle a du se limiter à une vingtaine dans un premier temps, tout en nous promettant de faire une autre soirée fromage à une autre date. Incroyable.


Nous avons mangé les fromages sur du pain mais aussi sur des crackers, ce qui m'a rappelé les Etats Unis où on fait la même chose. J'aime le pain mais j'adore aussi grignoter du fromage sur des crackers. Yum.

Suite et faim
Voilà. Avant de lire ce billet vous vous demandiez si on fait autre chose que de la céramique. Maintenant vous vous demandez si on ne fait que manger. Mais c'est une activité qu'on exerce plusieurs fois par jour, alors autant y prendre plaisir. En plus, c'est une activité qui nécessite... des céramiques ! Quelle harmonie parfaite.

dimanche 28 février 2016

Défournement

Je me dis que le printemps est là parce que mes élèves commencent à discuter de ce qu'ils vont semer dans leurs potagers et parce que le chat demande à nouveau à sortir.

Qui dit printemps dit marchés de poterie, et je dois me préparer pour mon premier marché de la saison qui aura lieu à Honfleur le 28 & 29 mars. Mais avant de tourner de nouvelles séries pour les marchés, je voulais finir quelques expériences dont les résultats sont sorties du four ce weekend.

Bols sur ballon

Dans le cours que je donne le lundi soir au musée, nous avons créé des bols en grès ou en porcelaine en utilisant un ballon comme support.

Pour les bols en porcelaine, on trempe des morceaux de papier dans un engobe de porcelaine. Ensuite, on les étale sur le ballon. Enfin, après une première période de séchage, on remet une couche d'engobe à l'aide d'un pinceau. Le mieux c'est de rajouter plusieurs couches de porcelaine au pinceau jusqu'à ce qu'on aie un bol qui tiendra à la cuisson, sachant que le support papier brûlera.


Avant les cuissons du cours, je voulais tester si ce genre de bol se déformerait moins en mono-cuisson et si ils seraient translucides une fois émaillés.

Dans ces photos, le bol de gauche a été cuit en mono-cuisson, tandis que celui de droite à été biscuité avant la cuisson émail. Celui de gauche s'est déformé beaucoup moins. On fera donc une mono-cuisson pour les bols du cour, émaillés ou pas, selon le choix des créateurs.

Pour ma part, je suis contente du résultat de l'émaillage : translucide !

Chatôphore

En janvier, j'ai travaillé sur un nouveau chatôphore (voir ce billet), et je l'ai enfin émaillé. Certains éléments du chatôphore sont réussis, d'autres moins. 


Il est pas mal quand les bougies (ici des LEDs) sont allumées, et je suis contente du rendu de l'émail blanc sur le grès de Treigny. Par contre, ci-dessous vous pouvez voir qu'il y a des fissures qui se sont ouvertes à la cuisson. Ca ne m'étonne pas tant que ça, parce que j'ai laissé mes formes de base (trois cylindres tournés) trop sécher avant de faire l'assemblage et la décoration.


Tout ça pour dire que je vais faire un nouveau chatôphore avec la même terre et le même émail. Il sera du même esprit que celui ci, mais mieux construit (j'espère.) Pour l'instant, personne ne m'embauchera comme architecte !

Poissons, engobe au cobalt

Toujours inspirée par l'expo Poissons d'Avril, je m'amuse à faire des assiettes en forme de poisson. Les premières assiettes balançaient un peu sur la table, donc je me suis dit qu'il y avait besoin de pieds. Si vous regardez bien la photo vous verrez alors l'une des quatre pattes de ce poisson. (A. de l'association Terres d'Echange me disait "c'est un poisson Darwinien ?" - ha !)


Sur certaines pièces, je me suis mise à utiliser un engobe bleu composé de grès de St. Amand et de cobalt. Je trouve le rendu pas mal sur ce poisson et je vais surement en refaire. L'engobe est également pratique pour les gens qui viennent faire un seul cours pour découvrir la poterie, car ça leur permet de rajouter un peu de couleur sur la terre crue. Ensuite, je mets une couverte transparente et je cuis leurs pièces.

Nouveaux émaux

J'ai testé deux nouvelles recettes, et le blanc ici à gauche me convient bien.

Quand le blanc recouvre le tenmoku (deuxième tuile en partant de la gauche dans la deuxième image) ça donne des taches de léopard.  





Ensuite, j'ai testé le rajout de différents éléments dans l'autre base blanche, celui qui est à droite dans l'image du haut. De gauche à droite ici on voit:
- la base sans rajout
- la base avec +5% de rutile qui donne un blanc bleuâtre, nacré.
- la base avec +3% de rutile et +3% de carbonate de cuivre qui donne un vert qui devient bleu en épaisseur
- la base avec +3% d'oxyde de cobalt qui donne un bleu un peu trop foncé à mon gout. Je vais retenter l'expérience avec moins de cobalt.

 
Et, dernier essai, j'ai testé une nouvelle recette pour un rouge de fer en oxydation. Qui me plait beaucoup. La photo ne le rend pas justice, mais c'est presque aussi beau que le rouge de fer que A.I. m'avait rapporté du Japon.


En somme, je suis très contente de cette cuisson. J'ai hâte de voir ces nouvelles couleurs sur des pièces à ma prochaine cuisson émail !

dimanche 7 février 2016

Poulpe Fiction

Je m'étais donnée le mois de janvier (et c'est déjà février !) pour la création de deux pièces non-fonctionnelles : le châtophore dont je parlais dans le dernier billet, et une création pour l'expo Poissons d'Avril qui aura lieu au Musée à partir du premier avril.



Pour cette expo, j'ai décidé de faire un poulpe. Ce n'est pas un poisson, on est d'accord... mais le choix de créations pour l'expo reste un peu libre étant donné qu'il s'agit de poissons d'avril !

Le poulpe est composé de 18 formes tournées : 2 pour la tête et 2 pour chaque tentacule. J'ai pris une petite vidéo juste après l'assemblage initial. On y voit bien les morceaux distincts.


Les tentacules sont un peu courts... mais au même temps, 
il ne fallait pas dépasser les 40 centimètres de largeur du four ! 

Ici l'assemblage est fini, mis à part le rajout des ventouses.


Le voilà avec les ventouses.


Ce que je trouve sympa dans ce genre de projet, c'est la découverte de l'animal. Je me suis rendue compte que je ne savais pas ce à quoi ressemble les yeux de poulpe : l'iris est rectangulaire. Apparemment, les céphalopodes ont une très bonne vue, surtout étant donné les conditions peu lumineuses de leur environnement. Par contre, il ne voient pas les couleurs.

Imaginez que les humains ne voient qu'en noir et blanc aussi ; alors, je laisserai le poulpe sans émaillage, car je redoute un peu cette étape. En tout cas, avec le temps de séchage et de cuisson, il me reste du temps pour réfléchir sur le choix de couleur(s).

Si vous souhaitez voir le poulpe en couleur, venez voir l'expo avec ses poissons, son poulpe et ses autres êtres aquatiques !



jeudi 21 janvier 2016

Retour dans l'atelier de poterie

On dit que janvier est la période tranquille parce qu'il n'y a pas trop d’événements autour de la poterie (du moins, à la campagne.) Mais ce n'est pas vrai de tout ! Dès notre retour du marché de Noël de Cherbourg, il fallait rattraper les activités administratives que j'ai un peu négligées pendant tout le mois de décembre. Et surtout, janvier c'est le mois où on doit préparer toutes les inscriptions aux événements auxquels on veut participer au cours de l'année. Aussi, avec la reprise des cours avec les enfants, j'ai décidé de passer un peu de temps sur la fabrication des exemples, afin que les enfants puissent plus facilement suivre mes conseils et se faire une meilleur idée de l'objectif de chaque séance. Bref, tout ça m'a pris du temps.

Cette semaine j'ai enfin pu passer plus de temps dans l'atelier, et comme il me reste un peu de stock après le marché de noël (eh oui...), je me sens libre de créer un nouveau châtophore.

La base de ce châto est faite à partir de 3 cylindres couchés, et 
2 tubes debout. Après leur assemblage, j'ai commencé à faire 
la découpe des fenêtreset j'ai testé la capacité d'y insérer
 une petite lampe led.


Sur le cylindre central, j'ai rajouté une tour au colombin. 
J'ai ensuite fait d'autres découpes et j'ai rajouté des arc-boutants.


Au fait, j'ai commencé à imaginer la structure du châtophore en décembre quand je me suis arrêtée pour admirer les arc-boutants de l'église à Cherbourg (ci-dessous.) De plus, je venais de terminer la lecture de Les Piliers de la terre, un roman qui tourne autour de la construction d'une église gothique. Tout ça m'a donné envie d'intégrer certains éléments de cette architecture dans le prochain châtophore.


D'accord, structurellement, mon châtophore n'a nullement besoin
des arc-boutants. Et même si l'idée d'un cylindre central avec deux 
cylindres adjacents vient aussi des églises, il est loin d'être 
une églisophore,  J'ai voulu poursuivre l'idée de boiseries que j'ai un peu 
travaillé dans le dernier châtophore, et je trouve que ça change tout
le caractère de l'objet. 


C'est pas encore fini, mais je le teste de temps en temps avec ma bougie
 électrique et ma petite lampe led. Je dois faire attention à leur laisser assez
de place,en prenant en compte le rétrécissement de la terre à la cuisson.


Il me reste encore beaucoup de détails à peaufiner, partout où il n'y a pas
de "boiseries." Et ensuite, le défi de l'émaillage. En somme, au lieu 
de glander devant l'ordinateur, je devrais retourner au châto !

Mais avant ça, pour compléter votre vision de la vie à 
l'Atelier Khnoum, je vous laisse avec quelques photos de...

...LA NEIGE !!!


Il reste encore un peu de neige par terre, et dans la belle lumière 
du matin on a l'impression de vivre dans un royaume enchanté.


Sinon, c'est vrai qu'il fait froid,
sauf sur la couette, dans un rayon de soleil : 

Certaines savent comment passer l'hiver.

mercredi 9 décembre 2015

Châto-phores et autres céramiques

Ça y est, le marché de Noël à Cherbourg à commencé. La préparation du marché a été assez intense, mais avec des résultats concrets : c'est la première fois que j'ai autant de stock. Ceux qui viennent nous voir sur le marché trouveront, entre autres...

la série "terroir"                                       la série "café-crème"

les séries blanches

des tirelires                                                des jeux













Et des photophores, dont des "châto-phores"

Dans le grand château, il y a des emplacements pour 8 bougies chauffe-plat. Dans les petits, on met une seule bougie. J'ai déjà créé des châteaux de ce genre en juin, mais depuis je n'ai pas eu le temps d'en faire, car chaque château demande plusieurs jours de création. La base est composée de formes tournées, et l'assemblage, le découpage et la décoration doivent être faits quand la terre est à la bonne consistance.
Chaque tour du grand châto-phore a un style différent, comme si un premier roi avait construit la première tour et ses successeurs avaient ajouté les deux autres, avec un nouveau architecte à chaque fois. Comme l'ensemble est recouvert  d'un émaillage assez sobre, on peut apprécier les travaux de chaque architecte. Entre les trois tours, je préfère la plus haute (photo à gauche), où j'ai rajouté un tronc d'arbre en guise de support pour le balcon. Ensuite, j'ai suivit l'idée des branchements dans mes découpes. Après, j'ai joué un peu plus avec la thématique de l'arbre sur l'un des petits châto-phores (photo à droite,)


Après le marché, je serai prête à attaquer un nouveau projet dans ce style : un château pour la reine des dryades.
Quoi ? Les dryades n'ont pas de reine ? Quelqu'un qui peut se transformer en arbre n'a pas besoin de châteaux ? ...Allez, laissez moi mes doux délires sous l'influence du vin chaud du marché !

vendredi 20 novembre 2015

La valeur du geste

Note de Khnoum : Aujourd'hui c'est A. l'auteur du billet ! Il travaille depuis un certain temps sur la création de jeux en céramique. Chaque jeu a de nombreuses pièces. Certaines sont simples, d'autres plus élaborées.  Entouré de toutes ses pièces, il a fait une pause pour partager ses pensées...

L'acte de création occupe les heures de mes jours. De geste en geste, les pièces s'alignent et les rangs s'allongent. Mais quel est la valeur du geste ? Augmente-elle avec chacune des innombrables itérations ? Dans une autre vie, le perfectionnement du geste suffisait… une vie d'artiste peut-être. Quoi qu'il en soit, une vie révolue. Mon présent suit un autre cours; les gestes, ainsi que leur fin, sont différents.

L'Atelier Khnoum se prépare pour le Marché de Noël de Cherbourg et moi aussi.

 Pièces du jeu d'omok en cours de création.

Nous vivons dans une époque où la valeur des choses est non seulement circonstancielle, mais aussi abstraite. C'est en particulier mis en évidence dans le cas de l'expression créatif.

Je ne saurais dire si mon geste prend de la valeur avec chaque répétition… Sans doute que non, ou alors seulement dans la mesure de leur contribution à la totalité de chacune de mes créations, si infimes et simples qu'elles puissent-être.

Mes pièces seront peut-être appréciées à leur juste valeur. Quoi qu'il en soit, il est temps de faire mes étiquettes de prix.

Ensuite, je retournerai à la répétition du geste.

Jeu d'omok